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Offre de thèse financée

 

 

 

 

Offre de thèse financée intitulée : Comprendre les mécanismes qui sous-tendent les choix et l’appropriation d’aliments riches en protéines végétales : quelles sont représentations et les attitudes des consommateurs de différents groupes sociaux envers les légumineuses ?

Financement acquis (Institut Carnot) Niveau de salaire : 1770 € brut  /mois Lieu de travail : UMR Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation (CSGA), DIJON – France Spécialité : Sciences de l’alimentation, Psychologie, Nutrition, Comportement Début de parution : 28/06/2017 Date limite de candidature : 25/08/2017

Sujet de thèse
Il est admis qu’un rééquilibrage des protéines de l’alimentation humaine vers moins de protéines animales et plus de protéines végétales serait bénéfique pour la santé des consommateurs et réduirait l’impact environnemental de la production alimentaire. Ceci permettrait de produire des quantités plus importantes de protéines et d’augmenter la sécurité alimentaire mondiale. Depuis quelques années, Les légumineuses reçoivent une attention particulière car elles ont une composition nutritionnelle intéressante, elles ne nécessitent pas d’engrais azoté, elles ont besoin de moins d‘eau que les autres cultures et peuvent donc s’adapter à des conditions de culture défavorables. Le principal défi, cependant, est que la plupart des consommateurs ne sont pas disposés à changer leur régime alimentaire en réduisant leur consommation de produits animaux et en augmentant celle de légumineuses, malgré les recommandations, les arguments économiques et la pression sociale. Même après l’année internationale des légumineuses (2016), destinée à sensibiliser l’opinion publique aux nombreux avantages de ces aliments, des freins à la consommation importants semblent subsister. Il existe peu d’études sur les raisons de consommation et de non consommation de légumineuses. Ces études sont souvent réalisées par des méthodes directes (questionnaires, enquêtes, …), qui sont sujettes à différents biais : biais liés à la désirabilité sociale, à la nature souvent inconsciente des raisons des choix … Des études récentes en psychologie ont montré l’intérêt d’étudier les processus cognitifs non-conscients afin de mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent les choix et les prises de décisions alimentaires.

L’objectif de la thèse sera de développer et mettre en place des méthodes non déclaratives permettant d’étudier les mécanismes à l’origine des faibles fréquences de choix de légumineuses et de comparer ces mécanismes dans différentes populations. Des leviers seront proposés à partir des résultats obtenus et des stratégies seront mises en place avec différents partenaires pour améliorer l’acceptabilité des légumineuses. Le doctorant étudiera l’efficacité des différentes stratégies proposées en s’intéressant aux mécanismes d’appropriation mis en œuvre dans ces différents cas.

Le(a) candidat(e) sera accueilli(e) dans l’UMR CSGA (Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation), et à l’école doctorale Environnements Santé (Dijon) de l’Université de Bourgogne – Franche – Comté. La thèse sera co-dirigée par Gaëlle Arvisenet, professeur à AgrosupDijon, Stéphanie Chambaron et Sandrine Monnery-Patris, chargées de recherche à l’INRA.

Profil des candidats / candidates profile
Le(a) candidat(e) devra être titulaire d’un diplôme de Master en Sciences des aliments, évaluation sensorielle, ou psychologie obtenu au plus tard fin septembre 2017. De bonnes connaissances en statistiques constitueront un atout. The candidate must have a Master’s Degree in Food Science, Sensory Evaluation or Psychology obtained by the end of September 2017. A good knowledge of statistics will be an advantage.

Contacts :
gaelle.arvisenet@agrosupdijon.fr              00 33 3 80 69 37 17
stephanie.chambaron-ginhac@inra.fr                   00 33 3 80 69 35 32
sandrine.monnery-patris@inra.fr              00 33 3 80 69 35 33

En vous remerciant
Cordialement,

Stephanie Chambaron